Dessinateur attitré du bulletin de l’A.C.L.D. Par l’effort depuis le premier numéro paru en 1931. Pour cette 17e année, août-décembre 1946, numéro 43-44, Paul-Jacques Bonzon offrit aux lecteurs un conte inédit, Les oranges de Noël.   L’occasion est saisie pour mentionner les deux ouvrages pour la jeunesse publiés :

  • Loutsi-chien et ses jeunes maîtres, chez Bourrelier, collection Primevères
  • Delph le Marin, chez Sudel (à paraître en nov.-décembre)

Également un drame en deux actes, la nuit du 3 mars, publiée chez Billaudot.

Joli texte où se retrouvent les principaux ressorts du conte que l’auteur, dès 1946, maîtrise avec talent. On y retrouve les principales fonctions narratives telles que Vladimir Propp a pu les définir dans son analyse morphologique du conte. Bien que publiée en 1928, il est peu probable que Paul-Jacques ait pu y avoir accès dans la mesure où les premières traductions connues en occident datent des années 1950. Néanmoins, Paul-Jacques Bonzon était familiarisé avec le conte, ceux de Perrault, ceux de Grimm, ceux d’Andersen et surtout ceux d’un contemporain qui, comme lui, rencontra la maladie, les premiers contes du chat perché de Marcel Aymé, publiés entre 1932 et 1939.

Mais qu’est-ce qu’un conte ? Quelques liens permettent de répondre simplement à la question :

Le conte, définition.

Le conte, généralités

Le conte, pédagogie

Le conte, mécanique

Chez Paul-Jacques Bonzon nous sommes à la fois aux limites du conte et celles de la nouvelle. De sorte, que, par exemple, un texte, « Les oranges du Père Noël », publié en 1965 par les éditions BIAS, dans Contes de mon chalet, est parfois considéré comme une version remaniée du conte inédit publié en 1946. Certes, les thématiques se ressemblent mais les personnages sont différents. Pour faire simple, nous dirions que le texte  de 1946 s’apparente plutôt à une nouvelle tandis que le second, publié en 1965, répond davantage à l’objectif affirmé par le titre de l’ouvrage.

le lecteur se fera lui même son opinion. 

Yves Marion, 29 avril 2020