Le pipeau de bichounet, est une nouvelle de deux pages publiée par le bi-mensuel Francs-Jeux dans son n° 255 du 1er janvier 1957. Elle a été confiée à l’association par des amis de Paul-Jacques Bonzon qui se reconnaîtront. Qu’ils en soient vivement remerciés.

Paul-Jacques Bonzon, instituteur, connaît l’importance de la lecture en particulier dans cette période d’essor formidable des publications pour la jeunesse. Il se tourne vers la Société universitaire d’édition et de librairie (S.U.D.E.L.), maison d’édition créée par le syndicat des instituteurs, pour éditer ses premiers ouvrages. : Or les éditions S.U.D.E.L. publient, depuis le 1er juin 1946, Francs Jeux, un bimensuel de seize pages au format 19 x 28,5 cm destiné aux jeunes garçons[1].  Le romancier y apporta régulièrement ses contributions.

Nous sommes dans les montagnes sur les bords du Rhône. Chaque été Bichounet, pour gagner un peu d’argent était envoyé là-haut garder les bêtes. Il ne redescendait qu’en novembre. Cette année 1829, l’hiver fut d’une rigueur extrême. Mêmes les eaux du fleuve furent « prises de Lyon jusqu’à Avignon »….

Article "Le pipeau de bichounet"

Cette nouvelle a été reprise dans les Contes de l’hiver publiés par les éditions BIAS en 1960, illustrations de Simon Romain. Certes remaniée et raccourcie, qu’elle soit reprise au titre de conte, montre bien la porosité des frontières entre ces deux genres littéraires chez l’écrivain. Selon le Littré, une nouvelle est une « sorte de roman très court », un « récit d’aventures intéressantes ou amusantes ».  À la différence de la fable, il n’y a ordinairement pas de morale et donc pas de conclusion, à tirer du texte. En général, le récit est centré autour d’un seul événement. Les personnages sont peu nombreux et sont pourvus d’une réalité psychologique, bien que celle-ci soit moins développée que dans un roman. le conte est également un récit court mais qui introduit une dimension de merveilleux ou de fantastique. Il ouvre sur l’imaginaire et en général on n’y observe ni unité de lieu, ni unité de temps, ni unité d’action. Le conte se veut atemporel. Faire glisser un texte d’un genre à l’autre n’est pas évident. Il n’est pas acquis qu’en la circonstance l’auteur y ait pleinement réussi. La nouvelle, en revanche, l’est.

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Yves Marion, 30 avril 2020

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