{"id":2802,"date":"2020-06-04T09:59:10","date_gmt":"2020-06-04T07:59:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/?p=2802"},"modified":"2020-06-04T10:06:16","modified_gmt":"2020-06-04T08:06:16","slug":"paul-jacques-bonzon-et-lacademie-dromoise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/paul-jacques-bonzon-et-lacademie-dromoise\/","title":{"rendered":"Paul-Jacques Bonzon et l&#8217;acad\u00e9mie dr\u00f4moise"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section fb_built=&#8221;1&#8243; _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243;][et_pb_row _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243;][et_pb_column type=&#8221;4_4&#8243; _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243;][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243;]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Yvonne Lan\u00e7on-Fargier, ancienne pr\u00e9sidente, et Pierre Vallier racontent<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><span>[1]<\/span><\/a>\u00a0: l\u2019id\u00e9e \u00e9merge au cours du congr\u00e8s des \u00e9crivains r\u00e9uni \u00e0 Valence en 1956. Deux amis, le po\u00e8te Albert Varnet et l\u2019essayiste Andr\u00e9 Milhan, estiment qu\u2019il est n\u00e9cessaire de cr\u00e9er un lieu de rencontre pour les Dr\u00f4mois qui se distinguent par leurs contributions dans les domaines des lettres, des sciences et des arts. Ils sont vite rejoints par d\u2019autres gagn\u00e9s par l\u2019enthousiasme des promoteurs.\u00a0 L\u2019Acad\u00e9mie dr\u00f4moise est pr\u00e9sent\u00e9e lors d\u2019une conf\u00e9rence de presse, le 3 avril 1957, dans un salon au premier \u00e9tage de l\u2019h\u00f4tel du Grand-Saint-Jacques \u00e0 Valence. Les objectifs sont clairs. Andr\u00e9 Milhan et Pierre Ponties sont explicites\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Nous avions le culte des lettres, de la pens\u00e9e, et de la beaut\u00e9 sous toutes ses formes. C\u2019est un culte que nous avons conserv\u00e9 avec le souci du progr\u00e8s de la culture et des valeurs de la civilisation [\u2026] C\u2019est pourquoi il nous a paru indispensable, et urgent, de rassembler dans une acad\u00e9mie celles et ceux qui, dans ce d\u00e9partement, illustrent des valeurs intellectuelles.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Dr\u00f4me, il est vrai, est riche de talents. Rapidement, l\u2019id\u00e9e fait son chemin soutenue par de nombreux acad\u00e9miciens et membres \u00e9m\u00e9rites parmi lesquels, on remarque,\u00a0 faute de pouvoir les citer tous, le philosophe Paul Ricoeur, le compositeur Francis Poulenc, le math\u00e9maticien Henri Cartan, des ministres dont Maurice Pic, le romancier Gabriel Faure. Fort de ce soutien, l\u2019Acad\u00e9mie dr\u00f4moise peut se structurer. La s\u00e9ance constitutive a lieu le lundi 6 mai 1957 \u00e0 15 heures au si\u00e8ge social, \u00e0 la Chambre de commerce de Valence. Les quatre fondateurs sont entour\u00e9s de fid\u00e8les dont le sp\u00e9l\u00e9ologue Pierre Ageron, le romancier Paul-Jacques Bonzon, le po\u00e8te Alain Borne, la musicologue Yvonne Lan\u00e7on, le m\u00e9decin et philosophe Jacques Sarano, et d\u2019autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Raymond Vallentin du Cheylard en est le premier pr\u00e9sident. Il est assist\u00e9 d\u2019un conseil de quatorze mainteneurs<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><span>[2]<\/span><\/a> et d\u2019un bureau compos\u00e9 de trois vice-pr\u00e9sidents, un pour chaque domaine, lettres, sciences et arts\u00a0: Claude Boncompain, Pierre Ageron, Charles Mayeux, d\u2019un secr\u00e9taire\u00a0: Andr\u00e9 Milhan et d\u2019un tr\u00e9sorier\u00a0: Albert Varnet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Paul-Jacques Bonzon figure r\u00e9guli\u00e8rement dans les listes des membres de l\u2019acad\u00e9mie. Membre en 1960, il est mentionn\u00e9 le 1<sup>er<\/sup> mai 1969, membre titulaire, mainteneur et ancien vice-pr\u00e9sident. Lors d\u2019une sortie de l\u2019Acad\u00e9mie en Basse-Ard\u00e8che, le 30 septembre 1962, apr\u00e8s la visite de Viviers et un d\u00e9jeuner \u00e0 Saint-Marcel-d\u2019Ard\u00e8che, le champagne de l\u2019amiti\u00e9 a coul\u00e9 \u00e0 la remont\u00e9e de l\u2019Aven Marzal, <em>\u00ab dans la coquette salle d\u2019attente-bar am\u00e9nag\u00e9e avec beaucoup de go\u00fbt par Monsieur et Madame Ageron\u00a0\u00bb. <\/em>Pierre Ageron, alors pr\u00e9sident de l&#8217;Acad\u00e9mie dr\u00f4moise, non seulement \u00e9tait proche de Paul-Jacques Bonzon mais avait \u00e9t\u00e9 \u00e9galement son \u00e9l\u00e8ve. On peut d\u2019ailleurs noter que l\u2019ouvrage, <em>Les six compagnons au gouffre Marzal, <\/em>lui est d\u00e9dicac\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un article de presse<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><span>[3]<\/span><\/a>, titr\u00e9 <em>\u00ab\u00a0L\u2019Acad\u00e9mie dr\u00f4moise a si\u00e9g\u00e9 \u00e0 \u2013 125 m\u00a0\u00bb,<\/em> extrait du \u00ab\u00a0Progr\u00e8s\u00a0\u00bb, le 1<sup>er<\/sup> octobre 1962, confirme l\u2019\u00e9v\u00e9nement\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00a0\u00ab\u00a0 Bourg-Saint-And\u00e9ol, le 30 septembre. En l&#8217;honneur de son nouveau pr\u00e9sident, le sp\u00e9l\u00e9ologue Pierre Ageron, l&#8217;Acad\u00e9mie dr\u00f4moise a tenu s\u00e9ance \u00e0 cent-vingt-cinq m\u00e8tres sous terre c&#8217;est-\u00e0-dire au fond de l&#8217;aven-grotte Marzal, ce fabuleux joyau du plateau c\u00e9venol, d\u00e9couvert en 1949 et magistralement am\u00e9nag\u00e9 par M. Pierre Ageron.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire tenue le 20 f\u00e9vrier 1978, modifie les statuts notamment sur le point de la r\u00e9\u00e9ligibilit\u00e9 des membres du conseil d\u2019administration. La modification unanimement adopt\u00e9e permet \u00e0 Pierre Ageron de poursuivre sa t\u00e2che au poste de pr\u00e9sident. Paul-Jacques Bonzon est d\u00e9sign\u00e9 comme membre du comit\u00e9 de r\u00e9daction des <em>Cahiers dr\u00f4mois.<\/em> La s\u00e9ance du 17 novembre 1978 est marqu\u00e9e par un \u00e9mouvant hommage rendu par son ami le docteur Sarano, \u00e0 l\u2019homme et \u00e0 l\u2019\u00e9crivain qui vient de dispara\u00eetre<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><span>[4]<\/span><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Paul-Jacques Bonzon, jusqu\u2019\u00e0 sa disparition en 1978, a particip\u00e9 activement \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie dr\u00f4moise<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><span>[5]<\/span><\/a>. D\u00e8s sa cr\u00e9ation en 1957, il contribue \u00e0 son organisation, \u00e0 sa structuration et \u00e0 sa p\u00e9rennisation. Il a \u00e9galement donn\u00e9 aux <em>Cahiers dr\u00f4mois<\/em> pas moins de trois nouvelles dont la derni\u00e8re<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><span><em><strong>[6]<\/strong><\/em><\/span><\/a> est publi\u00e9e en 1979, \u00e0 titre posthume, dans le num\u00e9ro 5 des <em>Cahiers.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Outre ces nouvelles destin\u00e9es aux jeunes lecteurs, le romancier en a \u00e9galement publi\u00e9 d\u2019autres, plut\u00f4t destin\u00e9es \u00e0 des lecteurs adultes. On sait la part qu\u2019\u00e0 pris Paul-Jacques Bonzon dans la cr\u00e9ation de l\u2019Acad\u00e9mie dr\u00f4moise des Lettres, Sciences et Arts. Il en est l\u2019un des fondateurs de la premi\u00e8re heure. L\u2019Acad\u00e9mie dispose rapidement d\u2019une publication qui perdure encore de nos jours. Pour le premier num\u00e9ro qui sort en 1959, le romancier propose une nouvelle, <em>Les gangsters du Tricastin.<\/em> Il r\u00e9cidive en 1965, pour le num\u00e9ro 3, avec <em>Aimeric de Bruges,<\/em> dont la tonalit\u00e9 rappelle celle du <em>Jongleur \u00e0 l\u2019\u00e9toile<\/em>, un roman publi\u00e9 chez Hachette, collection <em>Biblioth\u00e8que rose illustr\u00e9e<\/em>, en 1948 puis, dans le num\u00e9ro 5, en 1978 ou 1979, lors du vingti\u00e8me anniversaire de l\u2019Acad\u00e9mie, avec <em>L\u2019homme qui avait \u00e9t\u00e9 Painchaux. <\/em>Une nouvelle<em>\u00a0<\/em>qui sera prochainement mise en ligne sur ce site.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Yves Marion<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Extrait biographie, p. 169.\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><\/a><span>[1]<\/span> Cahiers dr\u00f4mois, n\u00b014, Acad\u00e9mie dr\u00f4moise, 40<sup>e<\/sup> anniversaire, 1997.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\"><span>[2]<\/span><\/a> Par \u00ab\u00a0mainteneur\u00a0\u00bb il faut entendre \u00ab\u00a0membre du conseil d\u2019administration de l\u2019Acad\u00e9mie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><span>[3]<\/span><\/a> <a href=\"http:\/\/www.juraspeleo.ffspeleo.fr\/docu\/presse\/1962\/1962.htm\">http:\/\/www.juraspeleo.ffspeleo.fr\/docu\/presse\/1962\/1962.htm [consult\u00e9 en 2007].<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\"><span>[4]<\/span><\/a> Compte-rendu d\u2019Idelette Li\u00e9nard, Cahiers dr\u00f4mois de 1978.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\"><span>[5]<\/span><\/a> Annie Friche, pr\u00e9sidente de l\u2019Acad\u00e9mie dr\u00f4moise, communication du 28 mai 2007.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Friche, Annie, Couriol, Marcel, &#8220;Paul-Jacques Bonzon, L\u2019instituteur \u00e9crivain de Chabeuil&#8221;,\u00a0<em>Etudes dr\u00f4moises<\/em>, Ed. AUED, Valence, revue trimestrielle, n\u00b024, d\u00e9cembre 2005, p. 8 \u00e0 11.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\"><span>[6]<\/span><\/a> Bonzon, Paul-Jacques, &#8220;L\u2019homme qui avait \u00e9t\u00e9 Painchaux&#8221;,\u00a0<em>Cahiers dr\u00f4mois<\/em> n\u00b05, 1979.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Yvonne Lan\u00e7on-Fargier, ancienne pr\u00e9sidente, et Pierre Vallier racontent[1]\u00a0: l\u2019id\u00e9e \u00e9merge au cours du congr\u00e8s des \u00e9crivains r\u00e9uni \u00e0 Valence en 1956. 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