{"id":2747,"date":"2020-05-23T09:50:52","date_gmt":"2020-05-23T07:50:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/?p=2747"},"modified":"2020-05-23T13:07:39","modified_gmt":"2020-05-23T11:07:39","slug":"22-mai-1885-mort-de-victor-hugo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/22-mai-1885-mort-de-victor-hugo\/","title":{"rendered":"22 mai 1885 : mort de Victor Hugo"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section fb_built=&#8221;1&#8243; _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; custom_padding=&#8221;||54px|||&#8221;][et_pb_row _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; column_structure=&#8221;1_3,2_3&#8243; custom_margin=&#8221;-26px|auto||auto||&#8221;][et_pb_column _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; type=&#8221;1_3&#8243;][et_pb_image src=&#8221;https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/victor-hugo-jeune.png&#8221; _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; hover_enabled=&#8221;0&#8243; alt=&#8221;Victor Hugo \u00e0 16 ans&#8221; title_text=&#8221;Victor hugo jeune&#8221;][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; hover_enabled=&#8221;0&#8243;]<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em><span style=\"color: #0000ff;\">Victor Hugo \u00e0 16 ans<\/span><\/em><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][et_pb_column _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; type=&#8221;2_3&#8243;][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; hover_enabled=&#8221;0&#8243; custom_margin=&#8221;-7px|||||&#8221;]<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Victor Hugo n\u2019est plus. La main me tremble en annon\u00e7ant cette irr\u00e9parable catastrophe, \u00e9crit l\u2019homme de presse et de lettres Auguste Vitu dans Le Figaro, au lendemain de la mort de l\u2019illustre \u00e9crivain. Je sais bien qu\u2019il \u00e9tait plein de jours et qu\u2019il avait d\u00e9pass\u00e9 de beaucoup les limites ordinaires de la long\u00e9vit\u00e9 de l\u2019homme.\u00a0<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019importe ! Nous l\u2019aimions, je l\u2019aimais pour ma part depuis quarante ann\u00e9es ; et si je n\u2019allais pas jusqu&#8217;\u00e0 le croire immortel, je m\u2019imaginais du moins, que je ne le verrais pas mourir. Chaque ann\u00e9e, au commencement du mois de f\u00e9vrier, quelques amis fid\u00e8les songeaient \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer le nouvel anniversaire de la naissance du ma\u00eetre dans un banquet \u00e0 la fois solennel et joyeux. Aux objections, aux r\u00e9sistances, car les choses les plus simples ont leurs contradicteurs et leurs railleurs, nous r\u00e9pondions seulement : \u00ab Il a pass\u00e9 ses quatre-vingts ans ! Il faut se h\u00e2ter de l\u2019honorer encore, c\u2019est peut-\u00eatre la derni\u00e8re fois. \u00bb Mais, nous n\u2019en croyions rien, et j\u2019esp\u00e9rais fermement qu\u2019il ne finirait pas avant le si\u00e8cle qu\u2019il avait presque commenc\u00e9.\u00a0<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243;][et_pb_column _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; type=&#8221;4_4&#8243;][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; hover_enabled=&#8221;0&#8243;]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019en est fait, Victor Hugo \u00ab entr\u00e9 vivant dans la post\u00e9rit\u00e9 \u00bb, entre aujourd&#8217;hui glorieux dans la mort. Devant cette grande tombe, les pan\u00e9gyriques sont superflus et les jugements contradictoires une sorte d\u2019impi\u00e9t\u00e9. Rappelons seulement \u00e0 grands traits cette haute figure.\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N\u00e9 \u00e0 Besan\u00e7on, du commandant Joseph-L\u00e9opold-Sigisbert Hugo, et de sa femme Sophie Tr\u00e9buchet, le 26 f\u00e9vrier 1802, Victor-Marie Hugo re\u00e7ut sa premi\u00e8re \u00e9ducation au coll\u00e8ge des Nobles en Espagne, son p\u00e8re, devenu g\u00e9n\u00e9ral et comte de l\u2019Empire, ayant \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 aux fonctions de majordome ou grand chambellan du roi Joseph. Entre la huiti\u00e8me et la onzi\u00e8me ann\u00e9e, les impressions re\u00e7ues par le cerveau de l\u2019enfant sont ind\u00e9l\u00e9biles. C\u2019est donc \u00e0 l\u2019Espagne elle-m\u00eame, et non \u00e0 la ville de Besan\u00e7on \u00ab vieille ville espagnole \u00bb, qu\u2019il faut attribuer le d\u00e9veloppement initial des facult\u00e9s pittoresques, l\u2019intensit\u00e9 de coloris, la grandiloquence hautaine et famili\u00e8re \u00e0 la fois qui caract\u00e9ris\u00e8rent l\u2019\u0153uvre de Victor Hugo \u00e0 toutes les \u00e9poques de sa vie.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; column_structure=&#8221;2_5,3_5&#8243;][et_pb_column _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; type=&#8221;2_5&#8243;][et_pb_image src=&#8221;https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/Victor-hugo.png&#8221; _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; alt=&#8221;Victor Hugo&#8221; title_text=&#8221;Victor hugo&#8221; hover_enabled=&#8221;0&#8243;][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; hover_enabled=&#8221;0&#8243;]<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Victor Hugo<\/em><\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][et_pb_column _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; type=&#8221;3_5&#8243;][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; hover_enabled=&#8221;0&#8243;]<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">Et cependant, je ne voudrais pas enlever \u00e0 la cit\u00e9 bizontine toute part de maternit\u00e9 artistique dans l\u2019\u00e9closion de cet \u00e9trange g\u00e9nie. Charles Nodier fut, comme Victor Hugo, un enfant de Besan\u00e7on, et l\u2019on ne saurait m\u00e9conna\u00eetre les points de ressemblance imaginative qui rapprochent l\u2019auteur de Jean Sbogar et de Smarra, de l\u2019auteur de Bug Jargal et de Han d\u2019Islande.\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9buts litt\u00e9raires de Victor Hugo n\u2019ont plus besoin d\u2019historien, depuis l\u2019ode sur les Avantages de l\u2019Etude, \u00e9crite \u00e0 quinze ans et remarqu\u00e9e par l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, en 1817, jusqu&#8217;aux gigantesques conceptions de sa vieillesse, les Contemplations, la L\u00e9gende des si\u00e8cles, Religion et Religions, et l&#8217;Ane. Roman, critique de litt\u00e9rature et d\u2019art, drame, \u00e9pop\u00e9e, po\u00e9sie lyrique, il a tout abord\u00e9, tout escalad\u00e9 ; il a plant\u00e9 son drapeau victorieux sur tous les sommets de la pens\u00e9e et de l\u2019art.\u00a0<\/div>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243;][et_pb_column _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; type=&#8221;4_4&#8243;][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; hover_enabled=&#8221;0&#8243;]<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">La politique seule lui fut cruelle, et je n\u2019entreprendrai pas ici l\u2019histoire de ses variations. Qu\u2019il ait, \u00e0 l\u2019aurore de sa vie, chant\u00e9 tour \u00e0 tour les gloires de la monarchie et celles de l\u2019Empire, qu\u2019il ait figur\u00e9, en vertu d\u2019une invitation officielle, au sacre du roi Charles X, qu\u2019il ait c\u00e9l\u00e9br\u00e9 la naissance du duc de Bordeaux et d\u00e9plor\u00e9 la mort du roi de Rome, quoi de plus naturel ! Il en avait le droit.\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Son p\u00e8re, vieux soldat, sa m\u00e8re, Vend\u00e9enne, s\u2019emparaient l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre, et m\u00eame tous deux ensemble, de ses sympathies et de ses aspirations. Comment lui en faire un crime ? La plus grande et j\u2019oserai dire la meilleure partie de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise n\u2019en \u00e9tait-elle pas l\u00e0 au lendemain du premier Empire ? La volont\u00e9 du h\u00e9ros n\u2019avait-elle pas accompli, au feu de cent batailles, la fusion des blancs et des bleus ? La r\u00e9volution de Juillet renfor\u00e7a chez Victor Hugo cette derni\u00e8re nuance aux d\u00e9pens de la premi\u00e8re. Entre la dynastie d\u2019Orl\u00e9ans et la dynastie Napol\u00e9onienne il y avait communaut\u00e9 de drapeau. Pour l\u2019une comme pour l\u2019autre, les trois couleurs symbolisaient l\u2019alliance de la forme monarchique avec les principes de 1789.\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Et de fait, pendant dix-huit ans, combattant pour les droits de la pens\u00e9e tant\u00f4t comme simple particulier, tant\u00f4t comme pair de France, plaidant m\u00eame \u00e0 la derni\u00e8re heure, sur les barricades du 24 f\u00e9vrier 1848, la cause de cette monarchie \u00e9boul\u00e9e sous les pav\u00e9s d\u2019o\u00f9 elle \u00e9tait sortie, Victor Hugo demeura fermement conservateur, dans le sens le plus \u00e9lev\u00e9 et le plus lib\u00e9ral de ce mot. Son manifeste \u00e9lectoral de juin 1848, o\u00f9 il se proclamait le champion de la \u00ab R\u00e9publique tricolore \u00bb, affirma d\u2019une mani\u00e8re \u00e9clatante ses convictions politiques, qui lui assignaient l\u2019une des premi\u00e8res places parmi les groupes de la droite mod\u00e9r\u00e9e. Ses traditions personnelles l\u2019attiraient invinciblement vers le prince Louis-Napol\u00e9on, devenu pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, et si le prince e\u00fbt \u00e9t\u00e9 libre de ses mouvements et de ses volont\u00e9s, Victor Hugo f\u00fbt devenu son ministre presque au lendemain du Dix-D\u00e9cembre [journ\u00e9e lors de laquelle Louis-Napol\u00e9on Bonaparte devint le premier Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique fran\u00e7aise].\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Les coteries parlementaires en d\u00e9cid\u00e8rent autrement. Les directeurs politiques de la rue de Poitiers m\u00e9connurent ou jalous\u00e8rent la personnalit\u00e9 de M. Victor Hugo. Il faut dire, si surprenant et si pu\u00e9ril que cela paraisse, que les pr\u00e9jug\u00e9s litt\u00e9raires prenaient chez la plupart de ceux qu\u2019on appelait \u00ab les Burgraves \u00bb l\u2019importance de scrupules qui allaient jusqu&#8217;\u00e0 la r\u00e9pugnance. Les continuateurs et les disciples des Etienne, des Jay et des autres \u00ab hommes de go\u00fbt \u00bb de l\u2019ancien Constitutionnel, ne se consolaient pas encore d\u2019avoir perdu la bataille d\u2019Hernani.\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">L\u2019intol\u00e9rance religieuse se mettant de la partie, il arriva ceci : c\u2019est que la majorit\u00e9 conservatrice de l\u2019Assembl\u00e9e l\u00e9gislative couvrit d\u2019applaudissements un discours de M. de Montalembert satur\u00e9 d\u2019insultes contre Victor Hugo, et que l\u2019historien de sainte Elisabeth de Hongrie se f\u00e9licita comme un avantage personnel d\u2019avoir chass\u00e9 du parti conservateur l\u2019auteur de Notre-Dame de Paris. Telle est l\u2019intelligence des partis politiques.\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">On sait le reste. Mais vingt ann\u00e9es d\u2019exil impos\u00e9 d\u2019abord, puis volontaire, suivi de quinze ann\u00e9es de repos au sein de la patrie, avaient refait \u00e0 Victor Hugo une nouvelle existence, devant laquelle chacun tour \u00e0 tour \u00e9tait venu apporter un hommage, parfois m\u00eame un repentir. Environn\u00e9 de l\u2019admiration publique, consol\u00e9 de ses \u00e9preuves pass\u00e9es et de ses douleurs domestiques par une popularit\u00e9 prodigieuse et sans exemple dans notre pays, Victor Hugo n\u2019apparaissait plus que comme le symbole radieux du g\u00e9nie de la France.\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Nulle royaut\u00e9 litt\u00e9raire n\u2019\u00e9gala jamais la sienne. Voltaire r\u00e9gnait \u00e0 d\u2019autres titres. On a dit de Voltaire qu\u2019il \u00e9tait le second dans tous les genres. Victor Hugo, au contraire, est et demeurera le premier dans plusieurs. Ni dans ce si\u00e8cle, ni dans nul des si\u00e8cles qui l\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, la France n\u2019a poss\u00e9d\u00e9 un po\u00e8te de cette hauteur, de cette abondance et de cette envergure. Il est pour nous ce que Dante, P\u00e9trarque, le Tasse et l&#8217;Arioste r\u00e9unis furent pour l\u2019Italie ; c\u2019est le ch\u00eane immense dont les robustes frondaisons couvrent depuis soixante ans de leur ombre les floraisons sans cesse renaissantes de la pens\u00e9e fran\u00e7aise.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai dit qu\u2019il vivra, et sa meilleure force pour durer \u00e0 travers les \u00e2ges futurs, c\u2019est que son g\u00e9nie, quoiqu\u2019en aient dit par irr\u00e9flexion, par injustice ou par une connaissance imparfaite des choses, est d\u2019essence absolument aborig\u00e8ne et nationale. On a dit qu\u2019il avait renvers\u00e9 les r\u00e8gles et ramen\u00e9 dans nos coutumes po\u00e9tiques, vernacula nostra, l\u2019antique barbarie, jadis vaincue par Malherbe et Boileau. Quelle erreur ! Victor Hugo n\u2019a pas renvers\u00e9 les barri\u00e8res ; il les a franchies d\u2019un bond, et s\u2019est retrouv\u00e9 derri\u00e8re Boileau et derri\u00e8re Malherbe, en contact direct avec le libre g\u00e9nie de nos grands po\u00e8tes des seizi\u00e8me et dix-septi\u00e8me si\u00e8cles, avec Ronsard, avec Remi Belleau, avec Regnard, avec Desportes, avec Tristan L\u2019Hermite, avec Beys, et aussi avec Rotrou, avec Pierre Corneille, et d\u2019autres po\u00e8tes encore, pl\u00e9iade si nombreuse que son d\u00e9nombrement fatiguerait nos m\u00e9moires d\u00e9biles.\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Cependant, il n\u2019a voulu reprendre aux anc\u00eatres que l\u2019ind\u00e9pendance de leur pens\u00e9e, que l\u2019ampleur de leurs p\u00e9riodes et de leurs attitudes ; il a tenu pour acquises les sages corrections de forme indiqu\u00e9es par les \u00ab l\u00e9gislateurs du Parnasse \u00bb, loin de faire front \u00e0 Malherbe et \u00e0 Boileau pour les combattre, il se les est mis \u00e0 dos pour s\u2019appuyer sur eux. Le respect de la forme, il le pratiquait pour lui-m\u00eame avec une si s\u00e9v\u00e8re correction qu\u2019il l\u2019a impos\u00e9e comme une loi d\u00e9sormais in\u00e9luctable \u00e0 ses enfants et aux enfants de ses petits-enfants.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Un mot encore ; tout est-il donc fini, Victor Hugo est-il enseveli tout entier dans son cercueil ? Tout est-il donc si peu que ce soit l\u00e0 qu\u2019on tienne ? Victor Hugo ne le pensait pas. Quelles que fussent les causes secr\u00e8tes de son \u00e9loignement, plus ou moins invincible, mais \u00e9vident, pour les dogmes du culte dans lequel il avait \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9, Victor Hugo demeurait un croyant et un croyant sinc\u00e8re. Il ne s\u2019en cachait pas, il s\u2019en faisait gloire. Je me permis un jour de lui produire, sous forme de question, la formule r\u00e9sum\u00e9e de ses id\u00e9es, telles qu\u2019il venait de les exposer avec une chaleureuse \u00e9loquence dans l\u2019un de ses derniers volumes de vers. \u00ab Ceux qui se flattent de conna\u00eetre Dieu sous une figure d\u00e9termin\u00e9e et de l\u2019enfermer dans un dogme sont des t\u00e9m\u00e9raires ; ceux qui le nient sont des imb\u00e9ciles. \u00bb \u2014 \u00ab Tr\u00e8s exact ! \u00bb me r\u00e9pondit-il \u00ab Voil\u00e0 ma profession de foi ; et ajoutez y que ce Dieu que je ne connais pas, je l\u2019adore de toutes les forces de mon intelligence et de ma raison. \u00bb\u00a0<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Les fun\u00e9railles de Victor Hugo seront ce qu\u2019il les aura ordonn\u00e9es, en tout cas, le deuil public les fera nationales. Avec elles sonnera le glas d\u2019un si\u00e8cle qui finit, et qui finit mal.<\/div>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; hover_enabled=&#8221;0&#8243;]<\/p>\n<div style=\"color: #000000; font-family: Arial, Tahoma, Helvetica, FreeSans, sans-serif; font-size: 14.85px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #eeeeee; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; text-align: center;\"><i>(Extrait de \u00ab\u00a0Le Figaro\u00a0\u00bb du 23 mai 1885)<\/i><\/div>\n<div style=\"color: #000000; font-family: Arial, Tahoma, Helvetica, FreeSans, sans-serif; font-size: 14.85px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; 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-webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #eeeeee; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; text-align: left;\"><i><span style=\"color: #000000; font-family: Arial, Tahoma, Helvetica, FreeSans, sans-serif; font-size: 14.85px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: justify; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #eeeeee; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; display: inline !important; float: none;\"><\/span><\/i><\/div>\n<div style=\"color: #000000; font-family: Arial, Tahoma, Helvetica, FreeSans, sans-serif; font-size: 14.85px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #eeeeee; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; text-align: left;\"><i><span style=\"color: #000000; font-family: Arial, Tahoma, Helvetica, FreeSans, sans-serif; font-size: 14.85px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: justify; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #eeeeee; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; display: inline !important; float: none;\">Source :\u00a0<\/span><i style=\"color: #000000; font-family: Arial, Tahoma, Helvetica, FreeSans, sans-serif; font-size: 14.85px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: justify; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #eeeeee; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial;\"><a href=\"https:\/\/www.france-pittoresque.com\/\" target=\"_blank\" style=\"text-decoration: underline; color: #ff552d;\" rel=\"noopener noreferrer\">&#8220;la France pittoresque&#8221;<\/a><\/i><\/i><\/div>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; hover_enabled=&#8221;0&#8243;]<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><i style=\"color: #0000ff; font-family: Arial, Tahoma, Helvetica, FreeSans, sans-serif; font-size: 14.85px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: right; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #eeeeee; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial;\">Article propos\u00e9 par Yves Marion\u00a0<\/i><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.4.7&#8243; hover_enabled=&#8221;0&#8243;][\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Victor Hugo \u00e0 16 ans Victor Hugo n\u2019est plus. La main me tremble en annon\u00e7ant cette irr\u00e9parable catastrophe, \u00e9crit l\u2019homme de presse et de lettres Auguste Vitu dans Le Figaro, au lendemain de la mort de l\u2019illustre \u00e9crivain. Je sais bien qu\u2019il \u00e9tait plein de jours et qu\u2019il avait d\u00e9pass\u00e9 de beaucoup les limites ordinaires [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"on","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0},"categories":[28],"tags":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2747"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2747"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2747\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2760,"href":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2747\/revisions\/2760"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2747"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2747"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rs-genea.com\/pjbozon\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2747"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}