Christine PREVOST – Des livres « sains » pour divertir la jeunesse des années 60 : les récits de l’instituteur normand Paul-Jacques Bonzon

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Mais qu’est-ce qu’un roman « sain » pour le divertissement et l’éducation de la jeunesse ? Comment dans le contexte de la Cinquième République, mais aussi à l’aune des recherches universitaires récentes sur le succès des séries, et des séries à intrigue policière en particulier, Paul-Jacques Bonzon, enseignant soucieux de faire lire les enfants et de les éduquer en les divertissant hors de la classe, parvient-il à répondre à ce défi, et à le concilier avec son admiration pour Simenon, ses intrigues bien menées, et son écriture si juste pour peindre les milieux mis en scène ?

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Description

« C’est un livre simple et sain que d’aucuns pourront trouver un peu naïf mais qui plaira aux jeunes enfants. A recommander aux plus de 10 ans1 ». Cette recommandation de 1972, à propos du récit de Paul-Jacques Bonzon Du gui pour Christmas, est signée Raoul Dubois, l’écrivain et historien fondateur du CRILJ, le Centre de Recherches et d’Information sur la Littérature pour la Jeunesse, dont on connait le militantisme et l’influence dans le milieu des libraires, des bibliothécaires, et des enseignants de l’école primaire.

Raoul Dubois, qui fut lui aussi, comme Paul-Jacques Bonzon, instituteur, ne jugea pas toujours aussi élogieusement les ouvrages de l’auteur normand, formé à l’école normale de Saint Lô, auteur de manuels scolaires publiés chez Delagrave qui constituent les derniers exemples de ces livres de lecture que l’on nomma alors « romans scolaires » et qui disparurent à la fin des années 70. Raoul Dubois reprochait souvent à Bonzon de s’être « enlisé2 » dans l’écriture de séries, en particulier la célèbre série des Six compagnons, et celle des aventures de la famille HLM. Tout en reconnaissant le caractère « sain » des histoires racontées par Bonzon, les rédacteurs des notes de lecture du CRILJ, reprochaient souvent à Bonzon le manichéisme de ses personnages.

Mais qu’est-ce qu’un roman « sain » pour le divertissement et l’éducation de la jeunesse ? Comment dans le contexte de la Cinquième République, mais aussi à l’aune des recherches universitaires récentes sur le succès des séries, et des séries à intrigue policière en particulier, Paul-Jacques Bonzon, enseignant soucieux de faire lire les enfants et de les éduquer en les divertissant hors de la classe, parvient-il à répondre à ce défi, et à le concilier avec son admiration pour Simenon, ses intrigues bien menées, et son écriture si juste pour peindre les milieux mis en scène ?

Christine Prévost

1 Note de lecture rédigée en août 1972, archives du CRILJ, Fond Robinson, Université d’Artois, à propos Du gui pour Christmas. Depuis 2008, l’Université d’Artois est dépositaire des archives historiques du CRILJ.

2 « Le texte est intéressant, bien conduit, il nous montre que l’auteur aurait pu, s’il ne s’était pas enlisé dans les séries, devenir un de nos meilleurs écrivains pour enfants. A recommander pour les plus de 10 ans », R.D, avril 1976, note de lecture à propos du Viking au bracelet d’argent. Archives du CRILJ.

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